Faire son jardin au Mexique

Si j'ai pu avoir des poivrons rouges en pot au Québec, ça doit pouvoir marcher au Mexique!

À force de voir le soleil briller et la végétation luxuriante qui nous entoure, on peut facilement être tenté de jardiner. Et c’est probablement le meilleur endroit au monde pour le faire 365 jours par an. C’est aussi un moyen d’obtenir des légumes difficiles à trouver au Mexique (je n’ai pas encore vu de poireaux, et les endives sont chères) ou des variétés peu communes, et de cultiver bio.

Si vous vivez en ville, vous n’avez probablement pas de terrain à aménager en potager. Mais ce n’est absolument pas nécessaire, si vous avez un balcon ou même juste un appui de fenêtre, vous pourrez vous débrouiller. Le summum étant d’avoir un toit plat : là vous êtes en business!

La culture en contenants

Cultiver en contenant est facile et pratique. Il faut juste se rappeler que s’il y a trop peu de place pour les racines, la plante ne pourra pas grandir. Pour les herbes aromatiques et les salades, il n’y a donc aucun problème, pour le maïs ou les pastèques c’est moins évident (mais possible quand même!).

  • Le mieux est d’acheter la terre en sacs, sans quoi vous devrez contrôler les insectes et nématodes qui vivent dans le sol et ne manqueront pas d’attaquer vos légumes.
  • Si vous n’avez pas peur de salir, il est possible de cultiver directement dans les sacs de terreau en y faisant quelques trous pour planter et d’autres pour drainer l’excès d’eau.
  • L’irrigation est la principale difficulté. Durant la saison humide, il faudra protéger les plantes fragiles et les jeunes pousses des fortes pluies, tandis que le reste du temps il faudra veiller à ce qu’ils aient suffisamment d’eau. L’idéal est d’avoir un réservoir d’eau au fond du pot. Vous pouvez l’aménager vous même (p.ex quelques cailloux, un tamis par dessus) ou acheter des contenants qui ont déjà un réservoir. Si c’est possible, irriguez directement par le dessous du pot, vous perdrez beaucoup moins par évaporation et ça ne profitera pas aux mauvaises herbes.
  • YucatanLiving rapporte l’exemple d’un jardinier qui a fait construire des bacs de ciment, irrigués et drainés, sur son toit à Mérida, et obtenu beaucoup de succès.

Un vrai jardin ?

Avoir un vrai potager donne un meilleur potentiel au niveau de la quantité produite, mais amène aussi de nouveaux problèmes à gérer. Le climat est propice à la végétation, mais l’est tout autant pour les animaux et insectes. Vous avez donc intérêt à ce que le jardin soit fermé pour éviter qu’il soit piétiné par les coatis ou d’autres animaux de passage. Prenez l’habitude de travailler avec des gants et des chaussures fermées afin d’éviter piqûres et morsures, une machette pourra mettre de la distance entre vous et un éventuel serpent.

Une des menaces classiques pour le jardin est le passage d’une armée de fourmis champignonnistes, qui couperont tout sur leur chemin quand vous aurez le dos tourné. Parfois elles dévasent un jardin en une seule nuit!

Les fourmis champignonnistes sont le cauchemar du jardinier.

Les fourmis champignonnistes sont le cauchemar du jardinier.

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