La défense des dauphins et autres animaux en captivité dans la Riviera Maya

La protection des dauphins est un casse-tête dans la Riviera Maya

La sensibilité à la cruauté envers les animaux évolue très rapidement dans certaines régions du Mexique. En 2013, le Quintana Roo est devenu le 5e état à instaurer une loi de protection animale. Cela s’explique d’une part par l’émergence d’une classe moyenne qui apprécie les animaux de compagnie, de l’autre par l’immigration et le tourisme provenant de pays où les droits des animaux sont parfois mieux défendus.

Ainsi, des campagnes pour stériliser et – lorsque l’animal n’est pas trop sauvage – trouver des foyers aux chiens et chats errants ont lieu depuis quelques années déjà, parfois sous l’impulsion d’expatriés comme les fondateurs de Coco’s cat rescue. La clinique sans but lucratif offre de stériliser les bandes de chats errants et de les marquer afin qu’ils ne soient plus considérés comme nuisibles et tués. Elle stérilise et soigne aussi gratuitement les animaux des familles pauvres.

Parfois, il est question d’animaux plus exotiques. Une tendance récente dans la Riviera Maya est d’utiliser des animaux « sauvages » pour encourager les touristes à prendre des photos en leur compagnie. C’est le cas depuis longtemps dans des éco-parcs comme Xel-Ha, ou le personnel est formé et les animaux sont dressés et semblent bien traités. Mais lorsque cela se pratique dans la rue, sans contrôles, cela devient inquiétant.

On peut ainsi voir des singes, des perroquets, et même de jeunes lionceaux et léopards, dans les endroits touristiques, sans trop savoir d’où ils sortent ni comment ils sont traités. Des protestations ont eu lieu à Playa del Carmen, et ont été en partie entendues. En juin dernier, le maire a annoncé que les permis octroyés pour l’exhibition d’animaux en ville ne seraient pas renouvelés. Certains états devraient également s’attaquer à l’interdiction des animaux de cirque.

Campagne de stérilisation gratuite des chiens et chats

Campagne de stérilisation gratuite des chiens et chats

La question la plus difficile sera certainement celle des dauphins. L’état du Quintana Roo est celui qui compte le plus de dauphins en captivité. La demande pour voir des spectacles de dauphins ou nager avec eux est immense, cesser de le faire priverait de nombreuses familles de la région de leurs revenus. On peut également se demander ce qu’il adviendrait des animaux qui ne peuvent pas retourner dans leur milieu naturel.

Récemment, les activistes ont mis la pression sur la conférence TBEX et l’office du tourisme de Cancún, qui offraient aux blogueurs une visite du delphinarium Delphinus. Après une certaine résistance, l’office du tourisme a finalement plié et annulé cette visite. Mais on peut se demander si c’est vraiment la solution. N’aurait-il pas été préférable que le site soit effectivement visité, et questionné sur ce qui pourrait être fait pour améliorer le bien-être des animaux ?

La disparition des spectacles de dauphins dans la Riviera Maya est hautement improbable, et soyons réalistes, ce qui importe pour les gestionnaires est l’avis des visiteurs des parcs, ceux qui leur apportent de l’argent. Peut-être la solution est-elle intermédiaire, comme dans le parc Xel-Ha ou le prix élevé des activités des dauphins permet d’une part de limiter leur sollicitation et de l’autre d’investir massivement dans la protection de leur habitat ?

1 Commentaire le La défense des dauphins et autres animaux en captivité dans la Riviera Maya

  1. Mexique Découverte ne propose jamais à ses
    s clients des visites ou des activités qui incluraient des animaux sauvages en captivité, je préfère dire non à un client que de cautionner !

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