Rentrée scolaire : les Mexicains dénoncent le détournement des fonds publics

À Mexico, la rentrée scolaire a relancé le débat sur l’éducation. Il faut dire qu’il est difficile d’ignorer l’écran géant installé au-dessus d’une intersection passante de la capitale, affichant en temps réel les centaines de millions de pesos perdus, volés à l’éducation des enfants.

Ce n’est pas un secret – les rapports de l’OECD le mettent régulièrement en évidence – le système éducatif mexicain est inefficace. Et ce n’est pas une question d’argent, le Mexique investit une proportion plus importante de son PIB que l’Espagne ou le Brésil dans l’éducation. Pourtant près d’un tiers des écoles publiques manquent d’eau potable et 11% n’ont pas l’électricité.

Avec son écran géant, son site web et le hashtag #abusometro, Mexicanos Primero met le doigt où ça fait mal. Près de 300.000 salariés de l’éducation sont fictifs: certains sont retraités, certains sont décédés, d’autres n’ont aucune classe à leur actif, pourtant les chèques continuent à être encaissés.

Cette dénonciation publique marque un changement important dans la société mexicaine, analyse le New York Times. La classe moyenne qui est en train de se former exige plus de transparence et des changements rapides. Et elle prend conscience de ce que la démocratie, encore toute fraiche (le parti révolutionnaire n’avait jamais perdu le pouvoir jusqu’en 2000), a comme moyens pour les obtenir.

 

1 Commentaire le Rentrée scolaire : les Mexicains dénoncent le détournement des fonds publics

  1. Enfin ils se réveillent! il y a encore du boulot mais les réseaux sociaux aident aussi à informer la classe moyenne

Laisser un commentaire