Savoir-vivre et politesse au Mexique

Poignée de main d'un leader scout envers une recrue à Mexico. Photo: George Garrigues

Les usages au Mexique sont parfois très différents de ceux que nous connaissons. Que ce soit en amitié ou en affaires, il est bon de connaitre les règles de savoir-vivre du pays qui nous accueille.

  • L’accolade (« abrazo ») : la première fois qu’un Mexicain vous prend dans ses bras, ça surprend un peu! L’accolade est un signe d’amitié, mais aussi un rituel dans les relations d’affaires. Les contacts physiques durant une conversation sont généralement plus fréquents que chez les Canadiens et les Européens.
  • Les Mexicains sont aussi beaucoup plus prompts à vous appeler « amigo » et à vous traiter comme tel. Ils apprécient qu’on leur pose des questions sur leur famille et leur origine. Évitez dans un premier temps de critiquer le pays ou la structure sociale, ce sont des sujets qui demandent beaucoup de tact.
  • La bise (une seule, mais pas entre hommes) se fait sur la joue droite (une absence de coordination à ce niveau peut donner lieu à des situations gênantes!)
  • Les formules de politesse ont beaucoup d’importance, ne lésinez pas sur les « por favor » et autres « muchas gracias ». Lorsqu’on vous présente quelqu’un, dites « mucho gusto » (enchanté), et répétez-le lorsque vous vous quittez. Si quelqu’un éternue près de vous, même un inconnu dans un lieu public, dites-lui « salud » (Santé). Si on vous le dit, répondez « gracias ».
  • Le pourboire (« propina ») est indispensable dans les restaurants et cafés (minimum 10%, 15% si c’est bien, 20% si c’est exceptionnel).
  • Les Mexicains sont fiers et attentionnés, ils veulent tellement aider qu’ils ont tendance à dire ce qu’on a envie d’entendre même lorsque c’est non-vérifié. Ainsi, lorsque vous demandez à un employé de faire quelque chose, il ne vous dira pas non, mais il ne le fera pas. Il s’excusera platement ensuite de ne pas avoir pu vous satisfaire. Nous avons ainsi passé des semaines à demander des documents en recevant chaque fois pour réponse « mañana » (demain) pour apprendre plus tard que c’était impossible dès le premier jour. Il faut donc apprendre à lire entre les lignes, ou à poser les bonnes questions, si vous ne voulez pas pousser votre interlocuteur à d’interminables excuses.
  • La ponctualité est peu importante, rares sont les rendez-vous qui ont lieu à l’heure exacte où ils sont prévus. En fait, si vous allez chez quelqu’un, il serait même impoli d’arriver à l’heure. Au travail, les retards sont fréquents, mais dépassent rarement 10 minutes.
  • Le machisme est très présent dans la culture mexicaine. Les tâches sont peu partagées et les hommes ont besoin de prouver leur virilité, que ce soit en montrant leur courage ou en faisant des enfants, et pas forcément avec leur femme. La loi illustre cette spécificité en reconnaissant aux maitresses le droit de partager le salaire de l’homme marié.
  • Le machisme se retrouve parfois dans les relations de travail très hiérarchisées. Quelqu’un de trop accommodant risque d’être jugé faible et tourné en dérision, tandis qu’un leadership ferme sera plus apprécié.
  • Les hommes ont tendance à soutenir le regard, tandis que les femmes baissent rapidement les yeux. Il est important pour les femmes de savoir que soutenir le regard d’un homme peut être interprété comme une invitation à flirter.
  • La tenue vestimentaire et l’apparence sont importantes. C’est certainement ce qui explique qu’on voit tant de Mexicains en chemises à manches longues et pantalons longs même par plus de 30 degrés.

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